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À Paris, le 18 février 2013

Nous, étudiants et travailleurs grecs à Paris,

Nous, citoyens animés par le désir de démocratie, de justice sociale et d’humanité, membres de différents collectifs ou militants à titre individuel,

Souhaitons attirer votre attention sur la portée de votre visite imminente en Grèce.

Le gouvernement grec poursuit une politique de démolition des droits sociaux acquis depuis des décennies et accélère la ruine économique du pays, plongeant des millions de citoyens grecs dans la détresse.

Cette entreprise néfaste, contraire aux règles parlementaires et constitutionnelles, ainsi qu’à de nombreuses décisions judiciaires de première instance ou de juridictions supérieures, s’effectue avec l’alibi de la situation d’otage dont argue ledit gouvernement et la caution d’instances étrangères – la fameuse « Troïka » : FMI, BCE et UE.

(suite…)

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Source: initiative des étudiant(e)s et travailleurs(euses) grec(que)s à Paris

Savas Metikidis sur la révolte de décembre 2008

Savas, enseignant, 45 ans, père de famille, militant syndical et de gauche radicale, suicidé le 21 avril 2012

La violence c’est de travailler quarante ans pour des miettes et de te demander si et quand tu sortiras à la retraite.

La violence c’est les titres et les actions, les caisses dépouillées de la Sécu, l’arnaque de la Bourse.

La violence c’est d’être obligée de te faire un crédit immobilier que tu va rembourser en or.

La violence c’est le droit inconditionnel de ton employeur de te mettre à la porte quand il veut.

La violence c’est le chômage, la précarité, les 700 euros en noir ou déclarés. (suite…)

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Tout a commencé après l’initiative de l’écrivain grec Yiannis MAKRIDAKIS* (1) qui a adressé à ses concitoyens européens deux lettres ouvertes, les informant de la situation politique désastreuse en Grèce et en Europe, qui selon lui « est sur le point de la dictature. »

Un groupe de Grecs volontaires vivant en Grèce ainsi qu’à à l’étranger, comme Stathia ZOUGANELI, Despoina TSAFITSA, Costa DARAS (et d’autres qui souhaitent garder leur anonymat), et surtout grâce à la coordination de Crystalia PATOULI qui est journaliste (2), a réussi de communiquer dans une échelle Européenne ces deux lettres intitulées: « L’Europe au bord de la dictature » (3) et « La Grèce, première victime d’une colonisation européenne »(4).
Les lettres ont été publiées en particulier en France (par exemple Le Cercle Les Echos, Marianne 2, etc) dans des médias imprimés et en ligne, en prouvant que -contrairement au reste de l’Europe- (du moins jusqu’à présent) en France existe encore une culture politique de haut niveau. Ceci est aussi prouvé à travers des messages de soutien, des articles et des re-publications, telles que celle du Mouvement de Nantes « Par solidarité, je suis Grec aussi » (5) ainsi que à travers des propositions de coopération. En revanche en Grèce ces lettres ont été initialement publiées sur www.tvxs.gr (6), et puis ont été réapparues sur de nombreux blogs et sites Internet et dans des journaux de bonne réputation (7).

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Source: initiative des étudiant(e)s et travailleurs(euses) grec(que)s à Paris

La note manuscrite  de mon père, ne laisse pas de place au malentendu. Durant toute sa vie, il a été un militant de gauche, un visionnaire intègre. Cet acte final, est un acte politique et conscient, en plein accord avec ses idéaux et ses actes durant sa vie.  Dans notre pays, la Grèce, on tue l’évidence.

Pour certains, pour «ces enfants têtus de la chimère», dans une telle conjoncture, le suicide paraît évident, pas comme une fuite mais comme un cri d’éveil. Pour cette raison, il prend un tout autre sens; celui de la chanson que nous avons chanté ensemble pour la première fois, à un concert de notre cher Mikis Théodorakis (en 1975), et, depuis, lors de nos fêtes et pour nos propres morts.

Dors en paix mon père, et moi je reprends ta voix et je vais rejoindre mes frères. Tu ne rêvais que de ça pour la jeunesse et je crois que ton rêve sera réalisé. A l’endroit même où tu nous as quittés, il y a la note d’un jeune « Aujourd’hui, le nom du défunt est Démocratie … mais nous sommes 11 millions de vivants et nous portons le nom Résistance.

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