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Articles Tagués ‘plan d’austerité’

Les présidents des parties qui forme le gouvernement de coalition (socialiste, droite et extrême droite) se sont mis d’accord pour l’application des exigences de la Troika (FMI,Union Européenne,Banque Centrale Européenne). Un nouveau plan d’austérité est prêt à être voté au parlement grec le Dimanche 12 février.

Une partie des mesures que la Troïka veut imposer pour l’aboutissement du PSI (le dit "haircut"/"la coupe" de la dette):

  • -22% pour le SMIC, à savoir 480 euro par mois net (586€ brut de 751€ brut actuellement)
  • Pour les jeunes de 18-25 ans, la réduction s’élève à -32% donnant environ 430€ brut ( 510€ brut de 592€ brut actuellement).
  • Les réductions vont s’appliquer, de manière rétroactive à partir de janvier 2012, dans tous les salaires, retraites et allocations chômage (allocation de chômage: 359€ euro de 461€ actuellement, touchable uniquement lors d’un an).

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Les syndicats grecs appellent à une nouvelle grève générale de 48h à partir de demain.

Les partis gouvernementaux veulent voter, ce dimanche, la réduction du salaire minimum à 520 € et la fin du renouvellement automatique des conventions collectives en cas de désaccords (ce qui équivaut, dans la pratique, à l’abolition des conventions collectives) etc.

La Troïka les presse aussi à réduire les pensions.

Ce sont les conditions pour que les gouvernements européens versent 130 milliards € au gouvernement grec pour lui permettre de rembourser ses dettes aux banques.

C’est le moment d’être solidaires pour défendre les droits sociaux partout en Europe et refuser de payer la dette illégitime.

Rassemblement protestataire demain, 10 février à 17h 
devant la Représentation Permanente de Grèce auprès de l’UE


Rue Jacques de Lalaing, 19-21

1040 BRUXELLES 
L’action est soutenue par la CNE, EPSU, les Comités Action – Europe

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Petit éventail des idées reçues et quelques brèves réponses, du groupe O de l’A.

  • Parce que la Grèce a un déficit public énorme.

Selon cette idée reçue, l’endettement de la Grèce serait dû à la nécessité de combler le déficit budgétaire créé par le déficit public. Rien de plus faux. Pour la décennie 2000-2009, la Grèce a emprunté la somme globale de 486 milliards d’euros. Pour la même période, elle a payé, au titre du remboursement de la dette publique, la somme de 450 milliards. Sur la totalité de cette somme, seuls 3,1% ont été utilisés pour couvrir le déficit public. Le reste a servi à rembourser la dette. Même en 2009, alors que le déficit public s’est élevé à 17,1 milliards, l’Etat grec a emprunté 85,2 milliards d’euros et n’a utilisé que 20% de ce montant pour éponger le trou dû au déficit public. Autrement dit, les crédits servent à rembourser la dette, et non pas à résorber le déficit.

  • Parce que la Grèce a une dette énorme.

Faux. Plusieurs points : Selon le rapport d’Eurostat publié fin avril 2010, la dette publique de la Grèce s’élevait à 115,1%, alors que celle de l’Italie s’établissait à 115.8%. Malgré ce fait, cette dernière a pu, après la publication de ce rapport, emprunter sur les marchés à des taux plus bas que celui de ses obligations arrivées à échéance, alors que l’Etat grec, ne pouvant plus emprunter sur les marchés à des taux raisonnables, adoptait 2 semaines plus tard, les conditions du mémorandum. Il faudrait, aussi, souligner ceci: s’agissant non pas de la dette publique (des Etats), mais de la dette
extérieure, qui inclue la dette publique, celle des ménages et celle des entreprises, celle de la Grèce est inférieure à la moyenne de celle de la zone euro. Fin 2009, selon un rapport présenté à la Banque of International Settlements par une membre du directoire du service statistique de la BCE, la dette extérieure s’élevait à 172% du PIB pour la Grèce, 191,2% pour la France, 312,3% pour les Pays- Bas, 985,3% pour l’Irlande, 4.326% pour le Luxembourg. Il convient d’ajouter que la Grèce, entre 1992 et 1997, donc avant l’euro, avait une dette publique de l’ordre de 117% avec un déficit de 8%
et un rythme annuel de remboursement supérieur à celui d’aujourd’hui. Pourtant, personne ne parlait de faillite à l’époque. Pour en finir, si le but des mesures d’austérité était de diminuer la dette, comment expliquer le fait que celle-ci ne cesse d’augmenter, et la prime de risque avec, en même temps que la récession qui touche la société grecque s’apparente à celle d’un pays en guerre ?

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Manifestations violemment attaquées par la police pendant le vote du nouveau plan d’austérité

Un nouveau plan d’austérité a été présenté par le gouvernement socialiste grec (PASSOK) mardi, mercredi et jeudi dernier. Il comprend des nouvelles diminutions des salaires, des nouvelles augmentations des taxes et des privatisations des services publics (eau, électricité, grands ports, etc, etc…). N’était pas ça d’ailleurs le plan dès le début ? D’arriver au point où la Grèce n’aurait aucune autre solution que de vendre à moindre prix ses plus importantes ressources.

Le nouveau plan d’austérité a été exigé, sous forme de chantage, par la fameuse Troika  (Union Européenne, FMI et Banque Centrale Européenne) afin de donner la prochaine partie du prêt.

Le chantage a été adopté de la part du gouvernement : le vice président Theodoros Pagalos a souligné dans un entretien au journal espagnol El Mundo que si ce nouveau plan ne passe pas, le pays va droit vers la fallite, la police ne pourrait plus protéger les banques suite à la rage du peuple, et les tanks de l’armée devront sortir dans les rues !

Plan d’austérité ou tanks ! Par ailleurs, la démocratie n’a pas d’impasses !

Une grève générale de 48 heures a été appelée par les grands syndicats pour le 28 et 29 juin, la première depuis très longtemps. Le mouvement des Indignés, qui existe depuis le 25 mai, et qui a réussi à rassembler des masses énormes dans les places partout dans le pays, appelé également à la participation à la grève et à un siège du parlement pendant les heures du vote. Le mot ‘pacifique’ n’apparait pas à leur dernier communiqué. (en savoir plus…)

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Article paru sur OWNI

Initialement publié sur le blog de Alex Andreou

Je n’ai jamais été à la fois aussi désespéré d’avoir à expliquer cela, et aussi plein d’espoir que les gens comprennent ce simple fait : les mouvements de protestation en Grèce vous concernent tous, directement.

Ce qui est en train de se passer à Athènes en ce moment, c’est la résistance contre une invasion à peu près aussi brutale que celle de la Pologne en 1939. Les envahisseurs portent certes des costards au lieu des uniformes, et sont équipés d’ordinateurs portables plutôt que de fusils, mais ne nous trompons pas : l’attaque contre notre souveraineté est tout aussi violente et profonde. Les intérêts de fortunes privées sont en train de dicter la politique à adopter par notre nation souveraine, qui est expressément et directement contre l’intérêt national. L’ignorer, c’est ignorer le danger. Peut-être préférez-vous vous imaginer que tout ceci va s’arrêter là ? Peut-être encore vous dites-vous que l’huissier n’entrera pas ensuite au Portugal, en Irlande, en Espagne, pas plus qu’en Angleterre ? Tout ceci a déjà commencé, et c’est pourquoi on ne peut pas se permettre d’ignorer ce qui est en train de se produire.

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Source: Rebellyon.info

La situation en Grèce n’est pas tenable. Les attaques de flics et de fachos se sont multipliées ces dernières semaines contre les immigrés, les personnes en luttes et les squats. Cette répression et cette radicalisation surviennent en parallèle d’une attaque sans précédent des conditions de vie de ce peuple, imposée par le FMI et l’Union Européenne. De mêmes mesures sont en voix de se généraliser partout en Europe. Nous ne pouvons laisser faire et appelons à un rassemblement de solidarité à Lyon ce mercredi 29 juin à 17h30 place des Terreaux.

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